LASSOCIATION ET LE TGV RHIN-RHONE, CHRONOLOGIE |
Janvier-Décembre 1985 Par note en date du 9 janvier, le secrétaire dEtat aux Transports crée un groupe de travail chargé deffectuer létude préliminaire du projet de liaison ferroviaire rapide entre Paris et lAllemagne via la Lorraine, appelée TGV Est. Le groupe de travail est présidé par lingénieur général des ponts et chaussées RATTIER. Remise du rapport RATTIER en décembre. Celui-ci met en évidence le risque pour le nord de la Franche-Comté, en particulier, de se situer à lécart des liaisons ferroviaires rapides : « aucun des tracés Nord ou Centre napporte de solution satisfaisante à la desserte de lAlsace Sud et de la Franche-Comté Nord, puisque Mulhouse et Belfort ne peuvent être atteints quau prix dun allongement sensible du trajet
. ». Deux autres solutions sont évoquées : un complément au tracé Centre en direction de la ligne existante Chaumont-Belfort, abandonné en raison de son coût, et le prolongement de la ligne du TGV Sud-Est par une bretelle reliant Vesoul à Aisy (point de raccordement, au nord de Dijon, à la ligne du TGV Sud-Est), idée émise et défendue par le maire de Belfort, Jean-Pierre CHEVENEMENT, soucieux déviter lenclavement du Nord Franche-Comté. Létude de cette solution, nentrant pas dans le cadre de la mission du groupe de travail, na pas été abordée par celui-ci.
Janvier 1986 Le ministre des Transports charge lingénieur général RATTIER dune mission complémentaire sur la desserte par TGV de la Franche-Comté.
Mai 1986 A linitiative de Jean-Pierre CHEVENEMENT, député-maire de Belfort, création de lAssociation Trans Europe TGV Londres-Paris-Aisy-Bâle-Adriatique. But : obtenir la réalisation dune ligne TGV passant par Aisy, reliant le Nord Franche-Comté, le sud de lAlsace et la Suisse alémanique à la ligne TGV Sud-Est, au moyen de la construction dune ligne nouvelle entre Aisy et Vesoul et de lélectrification de la ligne existante entre Belfort et Vesoul (projet Aisy-Vesoul). Président de lAssociation : Joseph KLIFA, député-maire de Mulhouse. Premier vice-président : Jean-Pierre CHEVENEMENT.
Juillet 1986 Remise du rapport complémentaire RATTIER. Le rapport rappelle que « létude préliminaire du TGV Est a montré quaucun des tracés proposés ne répondait de manière satisfaisante à la desserte des villes de la Franche-Comté du Nord ». Il écarte néanmoins la solution Aisy-Vesoul en raison de son absence de rentabilité et de la concurrence quelle pourrait exercer sur la rentabilité des phases 2 et 3 du TGV Est (gare Lorraine-Reding, Reding-Strasbourg), tout en montrant sa supériorité, en termes dinduction de trafic notamment, sur toutes les autres solutions envisageables ; construction de diverses sections de ligne nouvelle, électrification de la ligne Paris-Bâle.
Mars 1987 Réunion, le 11 mars, de la commission « TGV » de lassociation de coopération interrégionale pour les régions du Grand Est. Présentation de la proposition élaborée par André VERRON, chargé de mission « transports » au conseil régional de Franche-Comté, en vue dune liaison TGV Grand Est-Paris Sud-Est. Elle consiste en une section de ligne à grande vitesse prenant son origine dans la périphérie ferroviaire de Dijon pour se raccorder à la ligne à grande vitesse Paris Sud-Est, à hauteur dArnay-le-Duc, par un double embranchement orienté dans la direction de Paris et de Lyon. Cette section de ligne nouvelle constitue un tronc commun pour les trafics à destination du Sud-Est au départ des régions Champagne-Ardennes, Lorraine et Alsace, et pour ceux à destination du Sud-Est et de Paris pour les régions Franche-Comté et Bourgogne. La desserte du nord-est de la Franche-Comté vers Paris est nettement moins performante comparativement à la solution Aisy-Vesoul. Cette proposition est complétée, en novembre 1997, par un tronçon de ligne nouvelle entre Belfort et Dole, sajoutant à une section de ligne nouvelle entre Dole et Liernais, point de raccordement à la ligne à grande vitesse Paris Sud-Est (projet Nord-Est Sud-Est, Nord-Est Paris et au delà, dit projet VERRON).
Avril 1987 Assemblée générale, le 30 avril, de lAssociation. Présentation du rapport « BOILLAT », du nom du chef du service transport et énergie du canton du Jura, Alain BOILLAT. Cet expert auprès de la Communauté de travail du Jura réfute la logique « ligne » du rapport complémentaire RATTIER, dont il souligne également linsuffisante prise en compte du potentiel de clientèle suisse, et préconise une solution en « réseau ». Sa proposition fait évoluer la problématique de la « bretelle » Aisy-Vesoul en projet Aisy-Dijon/Vesoul constitué dun tronc commun AisyVal-Suzon prolongé par deux antennes, lune vers Vesoul et lautre vers Dijon-ville intéressant la Franche-Comté (Belfort, Besançon, Dole), la Suisse romande, larc jurassien, le Sud Alsace, Bâle et Zürich. Ce projet se caractérise par une conception en « Y », semblable au TGV Atlantique et préfigurant celle du TGV Rhin-Rhône, la recherche de leffet-réseau, la prise en compte de la dimension européenne, vers lAllemagne et lItalie notamment, et du potentiel de la Suisse alémanique et romande.
Mai 1988 LAssociation édite une plaquette qui formalise le projet de TGV France-Suisse Centre Europe initié par le rapport « BOILLAT » - Paris-Bâle-Zürich et Paris-Lausanne/Berne via Mulhouse, Dijon et Dole - dont le « Y » Aisy-Dijon/Vesoul constitue la structure. Le TGV Centre Europe se veut une réponse à la menace de contournement de la Franche-Comté, du sud de lAlsace et de la Suisse, à lécart de tout projet de liaison TGV rapide, cest à dire sur ligne nouvelle, les desservant directement.
Janvier-Septembre 1988 A la demande du conseil régional de Franche-Comté et avec son concours financier, la SNCF engage (sur la base du projet « VERRON ») les premières réflexions puis les études dun tracé de ligne nouvelle entre Mulhouse-Belfort et Dijon et entre Dijon et Liernais (point de raccordement à la ligne du TGV Sud-Est) permettant une double orientation des trafics vers le Sud-Est et vers Paris. Le conseil régional demande également à la SNCF délargir le champ des études au projet Aisy-Dijon/Vesoul.
Octobre-Novembre-Décembre 1988 Le gouvernement espagnol décide dacquérir des rames TGV françaises pour la ligne Madrid-Séville en construction. Il retient le principe dune connexion ferroviaire, à grande vitesse et à lécartement européen, entre Séville et la frontière française, via Madrid et Barcelone. Le projet de ligne nouvelle entre Barcelone et Perpignan est à létude. A loccasion de la venue à Paris du ministre suisse des transports, lAssociation fait paraître dans le journal Le Monde (daté du 26 novembre) une page de publicité relative au projet de TGV France-Suisse. Celui-ci sappuie sur une ligne nouvelle entre Dijon et Mulhouse (futur tronc commun du projet à trois branches Rhin-Rhône) permettant dassocier deux grandes diagonales européennes Est-Ouest et Nord-Sud.
Janvier 1989 Le gouvernement français décide, lors du conseil des ministres du 31 janvier, de préparer un schéma directeur des liaisons ferroviaires à grande vitesse.
Mars 1989 Le 23 mars à Besançon, Jacques FOURNIER, président de la SNCF, et Michel WALRAVE, directeur général adjoint chargé du développement, présentent létat des études concernant le projet de TGV Rhin-Rhône.
Avril 1989 Assemblée générale du 29 avril en présence de Théo BRAUN, ministre. LAssociation Trans Europe TGV se transforme en Association Trans Europe TGV Rhin-Rhône-Méditerranée ; au projet de TGV France-Suisse est associée la liaison TGV Rhin-Rhône-Méditerranée. But de lAssociation : « LAssociation se fixe comme objectifs la réalisation dune liaison à grande vitesse entre lAllemagne et la Méditerranée en joignant la plaine du Rhin et le sillon rhodanien et donc Strasbourg à Lyon par la Franche-Comté et la Bourgogne, et, parallèlement, lamélioration des liaisons de la Franche-Comté, du sud de lAlsace et de la Suisse avec la région parisienne. Pour ce faire, lAssociation vise à obtenir la réalisation dune ligne TGV en site propre de Mulhouse à Dijon permettant les raccordements à la ligne du TGV Sud-Est dans les deux directions Nord et Sud. Ce projet sinscrit dans une logique de dimension européenne. Il permet en effet dinterconnecter deux grandes diagonales européennes :
Londres/Bruxelles-Paris-Bâle-Zürich/Neuchâtel-Berne/Lausanne et Hambourg/Berlin-Hanovre-Göttingen-Francfort-Strasbourg-Bâle/Zürich/Neuchâtel-Berne/Lausanne/-Lyon-Marseille/Montpellier-Barcelone-Madrid.
Se trouvent ainsi concernées plusieurs régions : au premier chef la Franche-Comté, lAlsace, la Bourgogne, mais aussi les régions Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte dAzur, Languedoc-Roussillon et à léchelle européenne plusieurs pays : la Suisse, la Scandinavie, lAllemagne, lEspagne et le Portugal ». Président de lAssociation : Jean-Pierre CHEVENEMENT, maire de Belfort, ministre. Secrétaire général : Thierry ZETTEL
Octobre 1989 Colloque de Lyon 12 et 13 octobre organisé par le Laboratoire déconomie des transports de lUniversité Louis Lumière sur le thème : « Les couloirs Rhin-Rhône dans lespace européen. Quel avenir ? Quelles relations ? Quelles priorités ? ». « Les relations entre le nord et le sud de lEurope occidentale constituent un enjeu stratégique à lorée du vingt et unième siècle. Plusieurs projets de création dinfrastructures lourdes de transport sont à létude, dont certains sur laxe Rhin-Rhône. . Quel est lavenir des flux déchange entre le nord et le sud de lEurope ? . Quelles seront demain les relations privilégiées ? . Quelles priorités faut-il donner aux différents projets ? Cest à ces questions que ce colloque apportera des éléments de réponse permettant déclairer les choix pour les années à venir ».
Octobre 1990 Consultée sur le projet de schéma directeur national des liaisons ferroviaires à grande vitesse, la Suisse, par la voix de son ministre des Transports, prend position en faveur du TGV Rhin-Rhône.
Décembre 1990 Le projet de TGV Rhin-Rhône est inscrit au schéma directeur européen (actualisé en 1995). Il est désigné par les instances communautaires comme maillon-clé du futur réseau européen de trains à grande vitesse.
Mai 1991 Le projet de TGV Rhin-Rhône est inscrit au schéma directeur français des liaisons ferroviaires à grande vitesse par le comité interministériel daménagement du territoire du 14 mai. Il comporte trois branches : la branche Est, première phase du projet, qui combine les relations Est-Ouest et Nord-Sud, les branches Ouest et Sud qui prolongent cette première phase vers Paris et Lyon.
Septembre-Octobre 1992 Le ministre des Transports décide, le 10 septembre, dengager les études préliminaires de la première phase, de lagglomération mulhousienne à lagglomération dijonnaise. La SNCF reçoit sa lettre de mission.
Janvier 1993 Installation de la mission détudes SNCF à Besançon.
Mai 1993 La convention relative au financement et aux modalités générales dexécution des études préliminaires est signée, le 7 mai, par les partenaires concernés : lEtat, la SNCF, les régions Alsace, Bourgogne et Franche-Comté. Elle institue un comité de pilotage des études auquel participe le président de lAssociation.
Juin à Octobre 1993 Débat préalable sur lintérêt socio-économique et les grandes fonctions du TGV Rhin-Rhône.
Avril 1994 Approbation par le ministre des Transports, le 11 avril, du cahier des charges du TGV Rhin-Rhône (rendu public) qui expose les différentes finalités du projet et précise le champs des études de la première phase. Lancement des études préliminaires (consistant à définir les possibilités de passage sous forme de fuseaux) de la première phase et, parallèlement, des études concernant la première partie de la branche Ouest appelée « traversée de lagglomération dijonnaise ».
Novembre 1994 à Janvier 1995 Consultation sur les études préliminaires du 10 novembre 1994 au 25 janvier 1995.
Mars 1995 Le dossier des études préliminaires, incluant le bilan de la consultation, est transmis le 20 mars au ministre des Transports.
Mai 1995 Le ministre des Transports arrête le 9 mai le choix du fuseau dans lequel sinscriront les recherches de tracé à réaliser dans le cadre des études davant-projet sommaire.
Décembre 1995 Décision ministérielle autorisant le lancement des études davant-projet sommaire de la branche Est.
Février 1996 Signature par les partenaires concernés : lEtat, la SNCF, les régions Alsace, Bourgogne et Franche-Comté, lors de la réunion du comité de pilotage du 16 février à Besançon, de la convention relative au financement et aux modalités générales dexécution des études davant-projet sommaire.
Août 1996 Rapport ROUVILLOIS sur les perspectives en matière de création de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse. Le TGV Rhin-Rhône (1ère phase) répond à tous les critères de choix énoncés par ce rapport pour définir les priorités de réalisation des futures lignes TGV. Le rapport ROUVILLOIS confirme en effet lexcellence du projet, particulièrement en ce qui concerne la rentabilité socio-économique, les gains de temps de parcours, laugmentation des trafics, ses effets en termes daménagement du territoire national et européen... Le rapport souligne que le TGV Rhin-Rhône favorise la complémentarité du trafic voyageurs et du trafic marchandises. Grâce à lui une capacité nouvelle en matière de fret est créée en libérant les lignes existantes. Cette possibilité, note le rapport, intéresse particulièrement laxe Rhin-Rhône-Méditerranée. Sagissant de lappréciation des priorités en termes multimodaux, le rapport ROUVILLOIS indique : « De même que lamélioration considérable du réseau routier et autoroutier depuis deux décennies se répercute sur les bilans prévisionnels des actuels projets de lignes nouvelles, de même il est sans doute peu raisonnable, en termes dallocation de ressources, denvisager simultanément la réalisation de deux infrastructures nouvelles majeures dans la même zone géographique. A cet égard, on peut sinterroger même si les trafics recherchés ne sont pas, au moins en première analyse, de même nature sur la simultanéité du projet Rhin-Rhône (1ère phase) et du projet de canal Rhin-Rhône à grand gabarit. A contrario, si celui-ci venait en définitive, au vu des évaluations nouvelles de son coût, à être abandonné, la question dune réaffectation au projet de ligne nouvelle dune partie des contributions demandées à EDF pour le financement du canal mériterait dêtre examinée ».
Septembre 1996 Rapport CHASSANDE sur la branche Sud. Ce rapport esquisse une « stratégie dintérêt général possible ». Il comporte deux variantes après avoir examiné sept familles ditinéraires sur la base de plusieurs critères : consistance et coût des investissements à réaliser, liaisons grande distance assurées et contribution au réseau TGV, études des meilleurs temps de parcours, accessibilité locale au réseau TGV, prévisions de trafic à lhorizon 2015, possibilité de réalisation par tranches
. En plus de la fonction première assignée à la branche Sud (ie le trafic Nord-Est arc méditerranéen), le rapport CHASSANDE fait apparaître une fonctionnalité complémentaire, celle ditinéraire alternatif à la ligne du TGV Sud-Est lorsque celle-ci sera saturée entre Paris et Lyon. Cette nouvelle fonctionnalité suppose que la branche Ouest (complète) soit également en service. Le rapport souligne que lutilisation de la branche Sud comme itinéraire alternatif offrirait lopportunité de créer des liaisons TGV directes entre Paris et Lons-le-Saunier, et replacerait Dijon sur laxe Paris-Marseille de lépoque du PLM.
Janvier 1997 Lors de la réunion du comité de pilotage de Colmar, le 17 janvier, le président de lAssociation propose de réaliser par tranches la première phase du projet afin den faciliter le financement.
Février à Avril 1997 Consultation sur les études davant-projet sommaire du 20 février au 20 avril.
Septembre 1997 Le dossier des études davant-projet sommaire, incluant le bilan de la consultation, est transmis le 20 septembre au ministre des Transports.
Novembre 1997 7 novembre 1997. Colloque de Mulhouse organisé par lAssociation, la ville de Mulhouse et le réseau de villes Rhin-Sud sur le thème : « La liaison Rhin-Rhône-Méditerranée, une liaison stratégique à léchelle de lEurope ». « Après la décision dabandonner le projet de mise à grand gabarit du canal Rhin-Rhône, le problème des transports sur laxe Rhin-Rhône-Méditerranée, axe européen majeur, reste entier. La question la plus vive relevée par lensemble des réflexions qui ont traité de lévolution de nos systèmes de transport est, en effet, celle de lécoulement des trafics entre lEurope du Nord et larc méditerranéen. Lobjectif du colloque est de montrer la nécessité de poursuivre léquipement du couloir Rhin-Rhône à laide dune solution alternative ferroviaire pour le fret et les personnes. Cette perspective correspond à lintérêt stratégique de notre pays, à la politique daménagement du territoire national et européen, à lintérêt des régions concernées de plusieurs pays ». Assemblée générale de lAssociation. Président de lAssociation : Jean-Marie BOCKEL, député-maire de Mulhouse. Président dHonneur : Jean-Pierre CHEVENEMENT, premier adjoint au maire de Belfort, ministre.
Février 1998 Lors de la réunion de ministres tenue le 4 février sous la présidence de Lionel JOSPIN, Premier ministre, le gouvernement décide de poursuivre les études et concertations sur la liaison ferroviaire à grande vitesse Rhin-Rhône :
« - Sur la base des études davant-projet sommaire (APS), les études préparatoires à lenquête dutilité publique de la première phase du TGV Rhin-Rhône seront lancées courant 1998. - Dans ce cadre, lEtat examinera avec lensemble de ses partenaires collectivités territoriales, RFF, SNCF la possibilité dune réalisation progressive de cette première phase. Les moyens doptimiser la liaison entre laxe rhénan et laxe rhodanien seront recherchés. - Le comité de pilotage du projet sattachera à préparer un plan de financement et un calendrier de réalisation technique à soumettre à lEtat et aux collectivités territoriales ».
La décision détudier la possibilité dune réalisation progressive de la première phase du TGV Rhin-Rhône est la contrepartie du choix dentreprendre sa construction, le moment venu, sans attendre la fin des travaux de la première phase du TGV Est.
Mai 1998 Par courrier en date du 26 mai 1998, le ministre des Transports engage les études en vue de létablissement du dossier denquête publique de la première phase du TGV Rhin-Rhône, entre Mulhouse et Dijon :
« - Parallèlement, et sans que cela nentraîne de décalage du calendrier, ces études devront aussi permettre de préciser la faisabilité dune réalisation progressive de la première phase du TGV Rhin-Rhône, notamment en analysant sur les plans technique et économique les conditions de réalisation dune première tranche Besançon-Mulhouse. - Dans le même temps, jai demandé de lancer les études de la branche sud du TGV Rhin-Rhône. - Enfin, parallèlement aux études préparatoires à lenquête dutilité publique, une réflexion approfondie doit dès maintenant être engagée, dans le cadre du comité de pilotage, sur les modalités de financement du projet. Cette réflexion devra associer tous ceux qui sont concernés par la réalisation de ce projet, et accueillir et examiner toutes les propositions favorisant cette réalisation ».
Juin 1998 Après la suspension, intervenue au début de lannée 1997, des études davant-projet sommaire de la traversée de lagglomération dijonnaise, le ministère des Transports décide délargir laire détude à une alternative de fuseau dite « Dijon-Centre ».
Novembre 1998 Le Bureau de lAssociation est reçu, le 19 novembre, par le ministre des Transports. Celui-ci réaffirme à cette occasion la volonté du gouvernement dengager les travaux de la branche Est du TGV Rhin-Rhône sans attendre que la première phase du TGV Est soit terminée.
Juillet 1999 Signature par les partenaires concernés : lEtat, RFF, la SNCF, les régions Alsace, Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes, de la convention relative au financement des études destinées à définir les fonctionnalités et les caractéristiques de la branche Sud du TGV Rhin-Rhône, afin de compléter le cahier des charges du 11 avril 1994.
Octobre 1999 Par courrier en date du 27 octobre 1999, le ministre des Transports décide de retenir une première tranche de travaux de la branche Est entre Auxonne (Côte dOr) et Petit-Croix (Territoire de Belfort), « qui sest clairement révélée comme la plus avantageuse au regard des critères de temps de parcours, de gains de trafics, et de rentabilité économique pour les acteurs ferroviaires et pour la collectivité ».
Mars 2000 Le ministre des Transports confie une mission spécifique à Christian de FENOYL, ingénieur général des ponts et chaussées, pour expertiser le coût et définir le besoin en fonds publics de la première tranche de la branche Est et, dans un second temps, pour examiner avec les régions (Alsace, Bourgogne, Franche-Comté) et la Suisse les modalités de leur contribution en vue détablir un plan de financement précis.
Mars-Mai 2000 Nouvelle consultation pour les études préliminaires de la traversée de lagglomération dijonnaise.
Mars-Juin 2000 Débat public sur la branche Sud, du 15 mars au 15 juin, organisé conformément à la loi BARNIER du 2 février 1995.
Mai-Juillet 2000 Déroulement de lenquête publique de la branche Est du 29 mai au 29 juillet 2000.
Janvier 2001 Assemblée générale de lAssociation, le 20 janvier, à Strasbourg. Compte tenu des évolutions intervenues depuis la date (1989) de rédaction des statuts de lAssociation en ce qui concerne les fonctionnalités du projet, en particulier pour la branche Sud, il est apparu nécessaire aux membres de lAssociation de repréciser lensemble de la problématique du TGV Rhin-Rhône et dy intégrer la question du transport de marchandises. Ce texte - approuvé à lunanimité par lassemblée générale - se présente sous la forme dun préambule aux statuts exposant lobjectif que se fixe lAssociation.
Juin 2001 A loccasion de linauguration du TGV Méditerranée par le président de la République, lAssociation fait paraître dans le journal Le Monde (daté du 7 juin) une page de publicité « Vive le TGV Méditerranée, vivement le TGV Rhin-Rhône » soulignant la complémentarité des deux lignes TGV : « le TGV Rhin-Rhône constitue le prolongement naturel du TGV Méditerranée, sans lui les liaisons TGV Allemande-Suisse-France-Espagne-Méditerranée ne peuvent fonctionner ».
Janvier 2002 La branche Est du TGV Rhin-Rhône est déclarée dutilité publique le 25 janvier.
Avril 2002 Le TGV Rhin-Rhône est inscrit, le 18 avril, dans les schémas de services multimodaux de transports de personnes et de marchandises, comme un projet dimportance majeure au niveau national pour une politique de desserte équilibrée des territoires. Concluant les études préliminaires de la traversée de lagglomération dijonnaise, le ministre des Transports, par courrier en date du 29 avril, décide de retenir le fuseau « Dijon-Centre » et de lancer les études davant-projet sommaire. Sagissant de la réalisation de la branche Ouest complète, le ministre souligne la nécessité de ne pas limiter ce projet à la seule traversée dijonnaise. « Cette question devra donc nécessairement être étudiée, dès lors que la protection foncière (de la traversée de lagglomération dijonnaise) aura été réalisée ».
Juin 2002 Après RFF et les régions Alsace, Bourgogne et Franche-Comté, la convention de financement des études davant-projet détaillé et des études foncières et archéologiques de la branche Est est signée, le 4 juin, par lEtat.
Septembre 2002 Le comité de pilotage des études du TGV Rhin-Rhône adopte, lors de sa réunion du 16 septembre à Strasbourg, le cahier des charges de la branche Sud.
Mars 2003 L'audit sur les grandes infrastructures de transport demandé par le gouvernement confirme (outre son fort intérêt européen et sa bonne rentabilité socio-économique) que le TGV Rhin-Rhône (branche Est) est bien le projet de ligne à grande vitesse le plus avancé. Les conventions relatives aux études davant-projet sommaire du fuseau « Dijon-Centre » permettant la traversée de lagglomération dijonnaise sont approuvées par le comité de pilotage du 10 mars. Le cahier des charges des études de la branche Sud est signé, le 13 mars, par le ministre chargé des Transports. Cette approbation ouvre la voie au lancement des études préliminaires.
Mai 2003 Campagne de communication nationale : "Qu'est-ce qu'on attend ? ! Le TGV Rhin-Rhône est prêt, faisons-le ! "
Octobre 2003 La Commission européenne propose d'inscrire le TGV Rhin-Rhône (branches Est et Sud) dans sa liste des projets prioritaires déclarés d'intérêt européens. Ce classement rend éligible le TGV Rhin-Rhône à un financement communautaire.
Décembre 2003 Lors de la réunion du Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire du 18 décembre, le gouvernement annonce le lancement "en 2006" des travaux de réalisation de la première tranche de la branche Est.
Septembre 2004 Lancement des études "projet" de la première tranche de la branche Est. Novembre 2005 Lancement des études davant-projet détaillé de la deuxième tranche (Belfort-Mulhouse) de la branche Est. 28 Février 2006 Signature, au ministère des transports français, du protocole dintentions relatif à la réalisation et au financement de la première tranche de la branche Est du TGV Rhin-Rhône. 03 Juillet 2006 - Signature de la convention générale de réalisation et de financement de la première tranche de la branche Est du TGV Rhin-Rhône. - Cérémonie de lancement des travaux en présence de M. D. PERBEN, ministre des transports, à Les MAGNY (Haute-Saône).
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